Développement et financement du projet
Année
2010 – 2011
Octobre
2009, après le passage de Flavie (stagiaire de l'association Cœur
de Forêt), les habitants du village d'Ambatobe apprennent avec joie
le financement d'un premier projet de reboisement de 20 000 arbres
par la société H2O. Puis quelques semaines plus tard, Nouvelles
Frontières nous finance 15 000 arbres de plus sur le village de
Sahafary situé à 5km en amont du fleuve Onive. L'aventure commence
.
Fin
décembre 2009, Sam le chargé de mission rencontre Luc Babin de
l'association Sans frontières. Nous obtenons un financement pour 5
000 arbres sur le Cap Masoala où Luc compte développer un circuit
kayak à voile basé sur le tourisme équitable. Il renouvellera son
aide en Décembre 2010 par un autre financement de 5 000 arbres afin
de continuer à développer le Cap Masoala, point le plus éloigné
de la presqu'île.
Début
2011, l'association Cœur de forêt continue son partenariat : H2O
s'engage sur une durée de 5 ans pour un reboisement final de 100 000
arbres et un nouveau partenaire, Bébé au naturel, finance un projet
de développement basé sur la riziculture (SRI).
Depuis
3 ans, un grand nombre de particuliers nous ont apporté leur soutien
financier et 2 500 arbres sont en cours de plantation à 9 km au Sud
de la ville d'Antalaha.
Dès
le début, nous avons constaté que pour assurer la pérennité d'un
tel projet qu'il fallait axer notre actions dans plusieurs domaines.
1
– diversification des activités économiques locales :
Actuellement les populations ne vivent que de trois activités
principales : culture et préparation de la vanille, riziculture,
trafic des bois précieux.
La
création d'une filière de transformation des produits non ligneux
(huiles essentielles destinées à l'aromathérapie, à la
parfumerie, etc...) grâce à l'acquisition d'un alambic financé par
le projet Nouvelles Frontières va permettre d'améliorer les revenus
des propriétaires des terrains reboisés tout en garantissant un
meilleur suivi des plantations.
Ultérieurement,
nous prévoyons la création de plusieurs circuits avec la
participation des populations (petits hôtels locaux, restauration,
guidage).
L'arrivée
du courant électrique sur Sahafary devrait permettre la création
d'une filière artisanale bois.
2
– Préservation des espaces forestiers existants situés hors du
Parc National :
La
culture du riz de montagne ou riz pluvial met en danger le peu de
massif forestier hors Parc. Le village de Sahafary s'est déjà
engagé par un protocole d'accord à ne plus étendre les brûlis sur
une réserve forestière de plus de 1000 hectares. En échange, nous
sommes en train de préparer l'installation d'une turbine
hydroélectrique afin d'alimenter le village.
3
– Augmenter la production de riz:
Grâce
à l'association Cœur de forêt et la société Bébé au naturel,
nous venons d'obtenir un budget destiné à la création de rizières
de démonstration selon la technique SRI qui garantit un rendement de
3 à 4 fois supérieur à la technique traditionnelle. En effet, le
riz reste le facteur numéro un de la déforestation locale.
L'autosuffisance voir l'excédent permettra de diminuer voir
d'éliminer le riz de montagne dans la région.
4
– développer un enseignement de meilleur qualité dans les écoles
:
L'association
Génération Masoala intervient déjà dans la baie d'Antongil dans
le village de Marofototra (après avoir construit une école de 4
salles en dur avec l'appui financier de l'Amade), nous garantissons
le suivi de cette école située dans l'enceinte occidentale du Parc
National Masoala.
Déjà
d'autres projets de soutien aux écoles de Sahafary et d'Ambatobe
sont à l'étude.
Dès
l'installation de l'alambic, des petites formations seront effectuées
avec les enfants, ces derniers pourront ainsi apprendre les principes
relatifs à la production des huiles essentielles.
